Ammortissements : les différentes méthodes de calcul

L’amortissement linéaire

Il constitue le mode normal d’amortissement.

 

Cette méthode consiste à répartir de manière égale la perte de valeur des immobilisations de manière constante sur la durée de vie de ce dernier.

 

L'avantage économique est équitablement reparti durant une certaine période.

  • Le taux d'amortissement est constant.
  • La base d'amortissement est constante.
  • L'annuité d'amortissement est constante, à l'exception toutefois de la première et dernière annuité dont le montant doit être ajusté au prorata temporis (de la date de mise en service au dernier jour de l'exercice comptable) si le bien a été acquis en cours d'année.

L'amortissement commence le jour de la mise en service et non pas au jour de son acquisition.

L’amortissement dégressif

Tous les biens ne sont pas éligibles à cet amortissement (seuls les biens acquis neufs et dont la durée fiscale d’amortissement est supérieure à 3 années sont éligibles à cet amortissement), sont notamment exclus les véhicules de tourisme.

 

Un montant important est déduit au départ puis il devient de moins en moins conséquent chaque année :

  • Le taux d'amortissement est constant.
  • La base d'amortissement est dégressive.
  • Les annuités sont dégressives.

Le taux d'amortissement dégressif est obtenu en multipliant le taux de l'amortissement linéaire par un coefficient variable suivant la durée d'utilisation de l'immobilisation, il est de :

  • 1,25 pour une durée d’amortissement de 3 ou 4 ans,
  • 1,75 pour une durée d’amortissement de 5 ou 6 ans,
  • 2,25 pour une durée d’amortissement supérieure ou égale à 7 ans.

Lorsque le rapport : « annuité / nombre d’années restant à amortir »  devient inférieur à la valeur résiduelle, il faut reprendre un amortissement linéaire avec le nombre d’années restant à courir afin de clôturer l’amortissement.

 

L'amortissement commence le premier jour du mois d'acquisition du bien même si le bien n'est pas encore mis en service.

L’amortissement variable (rare)

L'amortissement varie en fonction de l'utilisation réelle qui est faite du bien. Ainsi la dotation annuelle sera calculée de la façon suivante : (valeur brute du bien acquis) X (production ou consommation annuelle) / (production ou consommation totale de vie du bien). Ces productions ou consommations peuvent être exprimées en unités d'œuvre physiques ou techniques (kilomètres, nombre de pièces).

Dans ce mode de calcul, il n'y a pas de prorata temporis.

L'amortissement d'une immobilisation ventilée en composants

Il peut arriver qu'un élément du bien immobilisé ait, soit une utilisation différente de l'immobilisation elle-même, soit une durée réelle d'utilisation différente. Cet élément est appelé « composant » et doit être enregistré distinctement de l'immobilisation dont il fait partie. Il faut alors dresser son propre plan d'amortissement. Par exemple : un ascenseur décomposé en structure et machinerie. 

L'amortissement exceptionnel 

Ce dispositif de faveur ne concerne que les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés ou les sociétés soumises à l'impôt sur le revenu selon un régime réel d'imposition, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices agricoles (BA).

Elles peuvent déduire de leur résultat imposable une somme égale à 40 % de la valeur d'origine d'un bien, et ne concerne que les biens éligibles à l'amortissement dégressif et à la condition que le bien ait été acquis ou fabriqué entre le 5 avril 2015 et le 14 avril 2017.